Vive le gras, Trio bouddhique et Revue de presse

Dans cette newsletter # 13

  • Les saisons du corps

  • Conseils pour une alimentation anti-anxiété (4/6)

  • Zoom sur 3 concepts bouddhiques pour comprendre notre insatisfaction chronique

  • Revue de presse : Santé Magazine juin 2026


Chères toutes, chers tous,

Les introductions n’étant pas toujours mon fort, je vous mets simplement la photographie qui vous accueillera en entrant dans le cabinet tout au long du mois de mai 🛹 J’ai aimé son grain très film des années 1980 (les scènes de skate de Terminator 2 en particulier…)

Bonne lecture à vous !


Les saisons du corps

🌕 J’espère que vous avez pu faire le plein d’énergie lors de la Pleine Lune de vendredi, notamment avec le soin du courant central du Jin Shin Jyutsu décrit dans la précédente newsletter (lien des archives tout à la fin de ce mail).

☯️Selon la médecine chinoise, l’intersaison se termine le 5 mai, et nous arrivons maintenant dans l’Eté, saison du Cœur et de l’Intestin grêle. Il est bon de préparer de manière énergétique l’Eté, avant de le faire de manière plus physique à partir de notre été à nous, le 21 juin.

Une manière de le faire est par l’alimentation, en y appliquant une grille de lecture énergétique. En effet, pour la médecine traditionnelle chinoise, chaque aliment n’est pas composé que de macronutriments et micronutriments, mais il porte une signature énergétique, ce qui lui permet d’équilibrer les pathologies, les saisons, etc.

Ainsi, il y a des légumes, des viandes, des poissons, etc., qui sont plus adaptés à tel moment de l’année. L’été a la particularité d’être divisé en deux, justement : le début d’été, où il fait encore assez doux, puis la partie plus chaude.

Parmi ces recommandations (viandes, légumes, poisons, etc.), je trouve que c’est avec les épices et aromates qu’il est plus facile de faire varier son alimentation.

Aussi, je vous mets la liste de ceux qui sont adaptés particulièrement à ce mois de mai et je vous mets la liste des aromates qu’il faudrait éviter, car ils sont beaucoup plus adaptés à d’autres saisons.

Il ne faut pas en faire une règle absolue. L’idée, c’est plutôt de se dire qu’on va augmenter leur fréquence d’utilisation, et baisser celle des épices et aromates inadaptés, sans s’en priver.

Pour ce début de mai, essayez d’utiliser au quotidien 2 ou 3 de ces épices/aromates :

– aneth
– coriandre
– fenouil (graines)
– cardamome
– carvi
– gingembre frais
– écorce de mandarine en tisane

Et 1 ou 2 fois par semaine :

– cannelle
– girofle
– muscade
– badiane

Évitez la menthe et l’origan, qui seront pertinents à partir de fin mai. S’en priver les rendra d’autant plus efficaces après.

Plus largement, éviter jusqu’à fin mai : tomates, radis, mandarines et pamplemousses.

Et voilà comment préparer l’été bien en amont !

Et puisqu’on est lancés sur l’alimentation, poursuivons notre étude sur l’alimentation anti-anxiété.


Conseils pour une alimentation anti-anxiété (4/6)

On poursuit nos 6 piliers de l’assiette pour l’apaisement de l’esprit, à partir du livre Nutrition et Anxiété, Calmez votre esprit par l’alimentation de la docteure Uma Naidoo, psychiatre américaine et une des pionnières de la psychiatrie nutritionnelle.

Ces conseils s’appliquent par petites touches : pas besoin de tout changer d’un coup pour que ça serve !

Rappel
Pilier 1 : Consommer des aliments complets

Pilier 2 : Varier les couleurs dans l’assiette
Pilier 3 : Augmenter les micronutriments

PILIER 4 : PRIORISER LES BONS GRAS

Le cerveau est constitué à 60% de matières grasses. Il a besoin de gras pour bien fonctionner.

À FAIRE :

  • Huiles principales (quotidiennes) : Huile d’olive et huile d’avocat (riches en AGMI, anti-inflammatoires).

  • Oméga-3 (essentiels) :

    • Poissons gras (saumon, maquereau, sardines) pour l’EPA (qui réduit les inflammations) et le DHA (qui constitue la graisse cérébrale).

    • Noix et autres oléagineux pour les acides gras linoléniques (ALA).

  • Graisses saturées acceptables (avec modération) : Viandes non transformées, produits laitiers nature.

Cette semaine, commencez à réfléchir à comment augmenter les gras qui lui sont bénéfiques.

Petit conseil perso : choisissez les huiles d’olives vertes fruitées, de la dernière récolte (qui a lieu vers novembre-décembre), pour profiter au mieux de ses bienfaits.

Et non sans transition, si une bonne nutrition du cerveau est essentielle, le chemin vers la sérénité passe aussi par changer notre rapport au monde. C’est de cela que traite l’article suivant.


Zoom sur 3 concepts bouddhiques pour comprendre notre insatisfaction chronique

On cherche souvent à aller mieux en ajoutant des méthodes, des explications, des efforts, et pourtant quand ça ne marche pas, on ne comprend pas pourquoi.
La pensée bouddhique propose un autre éclairage, qui consiste à regarder ce qui est déjà là et à apprendre à voir autrement, sans forcément ajouter quelque chose de plus.
Voici 3 concepts qui aident à comprendre cette approche et peuvent nous accompagner sur notre chemin vers la paix de l’esprit.


Le premier concept est dukkha, et il désigne une sensation de manque présent en arrière-plan dans notre vie. Cette insatisfaction ne concerne pas seulement les grandes épreuves comme la maladie ou la perte, mais aussi des moments ordinaires.
Car même quand tout semble aller bien, on peut sentir un léger manque, comme si quelque chose n’était pas complètement suffisant. Cela pousse souvent à chercher davantage, plus de confort, plus de plaisir ou plus de sécurité, et cette recherche peut continuer sans vraiment s’arrêter.
Le problème ne vient pas du plaisir en lui-même, car il est naturel de vouloir se sentir bien, mais il apparaît quand on veut absolument le garder, car cela crée une tension intérieure.


Le deuxième concept est anicca, et il désigne le fait que tout change en permanence.
On peut le voir dans des choses simples, comme le fait qu’un visage évolue avec le temps, qu’une relation se transforme, ou qu’un état intérieur passe et ne reste jamais exactement le même.
Pourtant, on agit souvent comme si certaines choses devaient rester stables, surtout celles qui nous conviennent, et on essaie d’éviter ce qui dérange. Cela crée une forme de fatigue, parce que la réalité continue de bouger malgré tout, et on se retrouve en décalage avec elle.
Comprendre que le changement fait partie de la vie permet de relâcher un peu cette résistance.


Le troisième concept est anatta, et il désigne le fait que ce que l’on perçoit dépend en grande partie de notre esprit. On pense souvent voir les choses telles qu’elles sont, alors qu’en réalité on les interprète sans s’en rendre compte. Une même situation peut être vécue de manière très différente selon le moment ou selon la personne, et quelqu’un peut paraître agréable ou difficile en fonction du regard que l’on pose sur lui.
Cela montre que l’on ne vit pas seulement dans le monde, mais aussi dans la manière dont on le perçoit, et qu’on a donc un pouvoir sur ce qui nous arrive, à travers notre interprétation et notre positionnement vis-à-vis des événements.


Ces trois points forment un cadre simple pour comprendre ce que l’on vit, et ils ne demandent pas forcément d’y croire, mais plutôt de les observer dans sa propre expérience. Une des voies pour les mettres en pratique est la méditation.
En effet, cette dernière entraîne à regarder sans juger immédiatement et à laisser apparaître les choses telles qu’elles sont. Petit à petit, cela permet de moins s’accrocher, de moins résister, et de laisser apparaître une forme de calme qui n’est pas parfaite, mais qui est plus stable.

Le seul déaut de la méditation : il faut la pratiquer pour qu’elle fasse effet 😉


Revue de presse : Santé Magazine juin 2026

J’inaugure un format ! Je lis régulièrement quelques revues de santé grand public. Je vous partagerai ces lectures, quand elles sont intéressantes (c’est malheureusement souvent des redites), en vous faisant un résumé très synthétique des dossiers les plus intéressants, en essayant de ne garder que ce qui est pratique, et en mettant en avant les informations nouvelles, originales ou contre-intuitives.
Voici donc une petite revue de presse du numéro de juin 2026 de Santé Magazine.

Cancer de la prostate : une nouvelle option (p. 11)

Une technique par ultrasons inventée en France se développe et devient remboursée dans certains cas. Le traitement est plus ciblé et moins invasif que la chirurgie ou la radiothérapie. Il permet de traiter la zone malade en préservant le reste. Il est surtout indiqué pour des formes localisées.

Ralentir le vieillissement par petites touches (p. 16)

Les 3 routines privilégiées d’Aline Perraudin, autrice de Rester jeune grâce au bio-hacking, 50 routines validées par la science pour vivre longtemps & et en bonne santé :

  1. Mettre de l’arc-en-ciel dans son assiette en variant les aliments de couleurs différentes pour bénéficier d’antioxydants différents. Voilà qui rejoint le pilier 1 de l’alimentation anti-anxiété !

  2. Passer le plus souvent de temps dans la nature.

  3. Cultiver la curiosité en se forçant à faire régulièrement des choses pour la première fois.

Prothèses anti-hernie : le scandale qui monte (p. 19)

De nombreux patients signalent des douleurs durables après pose de filets anti-hernie. En effet, certaines prothèses peuvent entraîner des complications chroniques, qui ne sont pas forcément reconnues par manque de suivi clair à long terme. Aussi, il est important d’être informé‧e avant l’opération, et de savoir vers quelle association se tourner en cas de complication, comme le groupe Facebook « Victimes françaises de prothèses de hernie ».

Hypertension : ce qu’il faut retenir (p. 28)

Le dossier rappelle surtout des bases connues en cas d’hypertension : réduire le sel, perdre du poids, bouger régulièrement, manger plus de fruits et légumes pour un meilleur apport en potassium qui contre-balance le sel et limiter l’alcool.

Mais il ajoute un point moins connu : attendre environ 3 heures entre le dîner et le coucher. Cela aide à stabiliser la pression et la glycémie pendant la nuit.

Enzymes digestives : un intérêt ciblé (p. 38)

Il existe des suppléments en enzymes pour faciliter la digestion. Or, si la lactase est utile en cas d’intolérance au lactose, les autres enzymes pour les protéines, les graisses et les glucides n’ont pas fait l’objet d’études qui garantissent leur pertinence. Néanmoins, vu le coût relativement faible de ce genre de suppléments, et le peu de risques, à chacun de tester selon ses symptômes.

Autotests vitamine D : utiles, mais limités (p. 66)

Les autotests en vitamine D donnent une tendance, pas une valeur précise et ne remplacent pas une prise de sang. Ils sont très sensibles aux conditions d’utilisation. Ils ne sont pas vraiment en utile pour évaluer une supplémentation, hors énorme carence, en vitamine D.

Fibres alimentaires : un levier large (p. 72)

On connait les vertus des fibres alimentaires : elles améliorent la glycémie, le cholestérol, le diabète, le microbiote, le transit, le métabolisme… Mais on découvre aussi qu’elles ont un effet possible sur le moral via l’intestin. Raison de plus pour s’assurer d’un bon apport.
Mais attention : leur effet n’est pas proportionnel à la quantité ingérée. On les augmente doucement et on varie les fibres solubles (qu’on trouve un peu plus dans les pommes, les poires, les oranges, les pamplemousses, les fraises, les asperges, les haricots, les choux de Bruxelles, les carottes, le topinambour, la chicorée) et insolubles (dans tous les végétaux).

Douleurs chroniques : une approche globale (p. 104)

En cas de douleurs chroniques, il est conseillé, choses assez classiques de bouger régulièrement, même peu et de soigner son sommeil et son alimentation.
Il est aussi recommandé de garder des activités plaisantes. Ce conseil peut paraître anodin ou secondaire, et pourtant, quand on n’est pas capable de retirer volontairement du négatif dans notre vie, il est intelligent de rajouter du positif, et de sortir d’une certaine forme d’impuissance absolue.
Enfin, conseil moins fréquemment suivi, tenir un journal de ses douleurs semble donner un certain contrôle sur elles.

Si vous voulez approfondir un de ces points, vous savez où les chercher dans le magazine.


Et pour terminer cette édition, je vous donne l’auteur de la citation de la semaine dernière : il s’agissait de Franck Ostasesko, auteur du livre Les cinq invitations, Ce que la mort nous apprend pour vivre pleinement qui fait partie de mes lectures matinales.

Sur ce, très belle semaine à vous, et au plaisir de lire vos retours.

Fabrice Nowak, somatothérapeute à Montpellier

(ce que j’accompagne le plus ces derniers temps : les épreuves de vie non digérées, les deuils anciens comme récents et l’anxiété généralisée)

PS Après 2 ans sans augmenter mes tarifs, j’ai fait passer la séance, qui dure 1h15, de 70 euros à 80 euros. Mais j’ai aussi créé d’autres options que je vous mets ici, notamment avec des forfait et un nouveau format de séance d’1h45.
Séances à l’unité
– séance standard (1h15) : 80 euros
– séance longue (1h45) : 100 euros 
– séance courte de soutien (30 minutes) : 50 euros

Forfaits
– 3 séances standard (1h15) :  225 euros
– 5 séances standard (1h15) : 350 euros
– 3 séances longues (1h45) : 275 euros
– 5 séances longues (1h45) : 425 euros


Carnet d’avancement des lectures matinales

Mon corps au pays des merveilles : p. 293/463
Le regret d'être mère : p. 221/221 terminé !
Les cinq invitations : p. 163/402
De chair et d’âme : p. 65/247
Agir et penser comme Jésus : p. 65/283


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