Une newsletter qui a du nez ! #36

Dans cette newsletter #36

  • Les saisons du corps

  • J’ai changé d’avis : les pics de glycémie

  • Acupression : le point des os

  • Fiche de lecture : Comment peut-on être zen ?


Chers vous qui me lisez,

Voici votre édition dominicale. Ce n’est sans doute pas encore une grand-messe, mais peut-être un jour la proclamerai-je moi aussi devant une foule sur les Champs-Élysées !

En attendant, je travaille sur la sortie de mon projet de formation en ligne. Tout le contenu est fait (j’ai créé 2 séances d’hypnose dont je suis assez fier), j’en suis à la mise en forme, avant la création des publicités. J’espère pouvoir vous présenter ce travail bientôt !

Bonne lecture !

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Les saisons du corps

☯️ Nous continuons notre exploration de la saison avec une plante pas forcément connue : l’astragale.

Racines d’astragale sur table en bois

Il s’agit d’une racine, recommandée en médecine traditionnelle chinoise pour la prévention des maladies ORL en automne. C’est un peu la concurrente de l’échinacée, plus connue. Il semblerait que l’échinacée soit idéale en tout début d’infection, et l’astragale en prévention.

Elle soutient l’énergie dite « défensive » et tonifie la fonction énergétique du poumon.

Ça peut être LA plante de votre automne.

Comment utiliser l’astragale ?

En prévention, l’astragale se prend généralement en cure de 3 à 6 semaines renouvelables, au début de l’automne.

Vous pouvez utiliser sa racine séchée en décoction (9 à 15 g par jour) ou choisir des gélules de poudre (1 à 3 g par jour). Pour les extraits concentrés, suivez les indications du fabricant.

L’astragale est généralement bien tolérée. Elle est toutefois déconseillée en cas de traitement immunosuppresseur sans avis médical, ainsi que pendant la grossesse et l’allaitement par manque de données.


🏔️ En Tibetan Pulsing, nous poursuivons jusqu’au 22 octobre sur l’énergie de la Vessie, qu’équilibre cette mudra :

TP 08 Vessie

Pour plus de renseignements, il y a cet espace de formation gratuit que je vous ai créé :


J’ai changé d’avis (1/2) : les pics de glycémie

Goûter gourmand au bol et BN

Quand j’étais plus jeune et que je découvrais une nouvelle théorie de santé, j’avais tout de suite envie de m’y plonger et de la faire mienne.

Aujourd’hui, je me méfie davantage des approches qui, après avoir été conçues pour un problème précis, finissent par être présentées comme utiles à tout le monde. Le régime cétogène, par exemple, est passé du traitement de certaines épilepsies à la promesse d’une alimentation idéale pour chacun.

Ça ne veut pas dire que ces approches sont sans intérêt. Simplement, j’essaie de ne plus devenir un zélé prosélyte à chaque découverte.

Et justement, il y a une idée à laquelle j’ai longtemps accordé trop de crédit : celle selon laquelle il faudrait à tout prix éviter les pics de glycémie.

L’index glycémique, créé pour aider les personnes diabétiques, est devenu dans les années 1990 un principe de régime (le fameux régime Montignac). Autour de 2010, la mesure personnelle de la glycémie se diffuse chez les biohackers. Puis vient l’idée que nous devrions tous aplatir nos courbes pour éviter la fatigue, les fringales, le stockage des graisses ou le vieillissement. Jessie Inchauspé, créatrice du compte Glucose Godess, en est une récente et illustre défenseuse.

Or, cette théorie est selon ma petite personne trop simpliste, et n’est pas à la hauteur de l’extraordinaire complexité de la biochimie/alchimie du corps.

Chez une personne en bonne santé, la glycémie monte naturellement après un repas, puis revient généralement à son niveau initial en deux ou trois heures. Une revue publiée en 2025 n’a trouvé que onze études médicales consacrées aux effets des pics chez les personnes sans diabète. Les conséquences souvent avancées sur le poids, l’humeur, le sommeil, la peau ou les fringales restent peu démontrées. Les inquiétudes concernent surtout des élévations importantes, fréquentes et prolongées, dans un contexte de prédiabète ou d’insulinorésistance.

De mon côté, ayant un faible pour le combo BN+lait (et toujours le paquet entier, sinon ce n’est pas un vrai goûter !), j’avais pris l’habitude, pour me donner bonne conscience d’y rajouter de la cannelle pour faire lisser le pic de glycémie.

Alors, cannelle ou pas, pic ou pas, on est d’accord : ce goûter est une horreur pour la santé ! Mais quel plaisir !

En tous les cas, chaque montée de glucose n’est pas un danger. Si on a tendance à abuser un peu de ces plaisirs sucrés, manger plus de fibres, rajouter de la cannelle ou marcher après le repas reste sans doute utile, mais pas besoin d’en faire une obsession.

L’évidence d’aujourd’hui sera peut-être l’aberration de demain, en médecine classique comme en santé naturelle. Cela nous invite à agir avec les connaissances disponibles, tout en évitant de transformer trop vite une hypothèse intéressante en règle absolue valable pour tous.

Aujourd’hui, je suis devenu plus prudent face aux révélations de la santé naturelle. Cela ne m’empêche pas de rester curieux, de lire et de découvrir de nouvelles approches, pour voir si elles pourraient trouver leur place dans ma pratique.

Je continue donc à explorer de nouvelles techniques (je pars d’ailleurs bientôt en formation, je vous en dirai plus !), mais je n’imagine plus à chaque découverte avoir trouvé LA technique ultime, celle qui révolutionnera tout et résoudra tous les problèmes de tout le monde.

Je vous parle la semaine prochaine d’un autre sujet sur lequel je suis revenu : le cortisol.


Acupression : le point des os

Os cassés en pastel__end__

Dans mes lectures matinales, je viens de découvrir deux points d’acupuncture dont l’intérêt est particulièrement large. Je vous présente le premier aujourd’hui, et le second la semaine prochaine.

En acupuncture, le choix des points dépend normalement de l’ensemble de la situation de la personne. Mais ces deux points ont une particularité : chacun est en résonance avec un type de tissu du corps.

Le premier, V11 (11e point du méridien de la Vessie), est associé aux os. Selon cette approche, il peut donc accompagner le traitement de toutes sortes de problèmes osseux (fractures, ostéoporose, ostéopénie, arthrose avec les os qui se déforment…), qu’il s’agisse d’acupuncture, de médecine conventionnelle ou d’une autre méthode.

J’ai découvert ce point dans Terrain et pathologies en acupuncture d’Yves Requena.

Terrains et pathologie en acupuncture

Comment trouver le point V11 ?

Ce point se trouve dans le haut du dos, de chaque côté de la colonne vertébrale.

  1. Repérez la bosse osseuse à la base du cou, lorsque vous penchez la tête en avant.

  2. Descendez doucement avec le doigt : vous sentez un premier creux, puis une deuxième bosse osseuse.

  3. Descendez juste sous cette deuxième bosse, dans le creux suivant.

  4. À partir de ce creux, décalez-vous horizontalement d’environ deux largeurs de doigt vers la droite ou la gauche.

Vous êtes au niveau du point V11. Il existe des deux côtés de la colonne vertébrale.

acu V11

Vous pouvez le stimuler 1 à 3 minutes par jour.

Il ne soigne pas à lui seul une fracture ou une ostéoporose, mais c’est un bon point d’accompagnement, quel que soit le traitement choisi.

La semaine prochaine, un point qui accompagne tous les troubles liés aux tendons, muscles et articulations. Rien que ça !


Lecture : Comment peut-on être zen ?

Livre Comment peut-on être zen

Ce livre a fait partie de mes lectures matinales il y a quelques semaines. C’est une lecture intéressante, assez simple sans être simpliste.

Il s’agit de courts chapitres qui développent l’approche, par un de ses disciples, de Karlfried Graf Dürckheim (1896-1988), un Français qui a contribué à introduire le zen en France.

Son idée est intéressante : le zen s’est adapté en passant de la Chine au Japon. Pourquoi ne devait-il pas aussi s’adapter en arrivant en France ?

Les références philosophiques sont donc davantage puisées dans la pensée européenne que dans les aspects folkloriques du bouddhisme, même si la pensée bouddhiste plus théorique reste présente.

Face à l’actualité politique, la question « comment peut-on être zen ? » paraît plus que jamais pertinente. Pourtant, il y en a une autre qu’on devrait finalement se poser avant : « veut-on être zen ? » À bon entendeur !

Voici la fiche sur mon site :

En expert international du Scrabble, je vous fais remarquer que « zen » est l’anagramme de « nez ». Voilà qui est dit ! Absurde, pensez-vous ? Comme une histoire zen…


Et c’est bien serein que je clos cette newsletter, et je vous dis à la semaine prochaine !

Fabrice Nowak, somatothérapeute à Montpellier

(ce que j’accompagne le plus ces derniers temps : les épreuves de vie non digérées, les deuils anciens comme récents et l’anxiété généralisée)


Carnet d’avancement des lectures matinales
Commentaires sur la vie : p. 223/1191.
Ce que les peuples racines ont à nous dire : p. 103/357.
Avoir le courage de vieillir : p. 89/217.
Terrains et pathologie en acupuncture t.1, p. 127/446.
Les bases scientifiques de l’anthroposophie : p. 43/343.


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