Tibet, Place, Médiateur, Incendie #19
Dans cette newsletter #19
Les saisons du corps
J’ai lu : « Chacun cherche sa place »
Voir sa vie autrement (4/5)
Citation : haïku de l’espoir
Chères toutes,
Chers tous,
Cher Cher (si jamais elle lit cette newsletter, mais je serais drôlement étonné),
Cette semaine encore, du théorique et du concret, car il en faut pour tous les goûts.
Bonne lecture !
Les saisons du corps
🌑Demain, nouvelle lune tôt le matin, aussi je vous conseille d’appliquer aujourd’hui un rituel lié à la nouvelle lune. Je vous renvoie aux conseils déjà partagés dans cette newsletter et compilés ici :
🏔️ Nouveau rituel à venir : j’ai découvert récemment le Tibetan Pulsing, sur lequel je viens d’écrire un article dans mon encyclopédie santé, disponible ici :
Le Tibetan Pulsing est une technique d’harmonisation énergétique récente (je vous passe le folklore) qui m’a intéressée pour son calendrier énergétique, d’où sa présence dans la rubrique « les saisons du corps ».
Pour le Tibetan Pulsing, nous avons 24 organes internes qui ont une fenêtre de résonance particulière pendant environ 2 semaines. C’est une sorte de cycle universel, valant pour tout le monde au même moment. Cette fenêtre permet d’activer et purifier plus efficacement ces organes.
Pour ce faire, il y a plusieurs manières, mais je vais me concentrer avec vous dans cette newsletter sur les mudras, ces gestes et positions qu’on tient avec les mains, et qu’on voit souvent dans les représentations de méditation.
Ainsi, en 5-10 minutes par jour, nous aurons la possibilité d’activer un des 24 organes. L’idéal est évidemment de tenir ce rythme sur 1 an (si cette newsletter existe encore d’ici là), de manière à avoir fait le tour de cette horloge énergétique.
Le cycle démarrera à partir du 22 juin, et je donnerai les détails la semaine prochaine. Teasing : on démarre par le hara. À très bientôt !
💇♀️ Si vous n’aimez pas couper les cheveux en 4, mais appréciez une belle chevelure, je vous donne quelques dates pour vous couper les cheveux au mois de juillet, selon le calendrier lunaire.
Éviter : 4, 7, 13, 14, 20 et 31.
Pour ralentir la chute : du 15 à midi au 18 inclus.
Pour épaissir : 9 et 10.
Pour accélérer la repousse : 28, 29.
De la même manière que ces rythmes du corps nous situent dans quelque chose de plus grand que nous, la question de la place dans la société se pose à nous, avec plus d’ajustements que nos rituels de nouvelle lune et pleine lune. C’est le sujet suivant.
J’ai lu : « Chacun cherche sa place »

J’ai lu l’article « Chacun cherche sa place » de Cécile Peltier dans le Sciences humaines de décembre 2024-janvier 2025, dont le dossier principal état consacré à ce thème.
L’article essaie de répondre à cette question que vous vous êtes sans doute déjà posée : pourquoi a-t-on parfois ce sentiment tenace de ne pas être à sa place, même quand, objectivement, tout va « bien » ? J’ai trouvé ce texte utile, car il montre que ce malaise ne vient pas seulement de nous.
En effet, ce malaise vient aussi de la façon dont notre société nous demande de nous situer. Se sentir à sa place, ce n’est pas juste occuper un rôle. C’est réussir à trouver une cohérence entre les différentes dimensions de sa vie. Et surtout, on ne se situe jamais tout seul, mais toujours par rapport aux autres, en cherchant la bonne distance.
Pour comprendre d’où vient cette difficulté, l’article fait un rapide retour en arrière, très intéressant.
Dans l’Antiquité, chacun avait une place « naturelle », décidée par un ordre du monde. La question n’était pas de choisir sa place, mais de découvrir celle qui correspondait à sa nature.
Au Moyen Âge, cette idée est reprise par la religion. Le monde est organisé par Dieu, et la place de chacun prend son sens dans un chemin spirituel, au-delà de la vie sociale.
Le grand changement arrive à la Renaissance. L’espace devient neutre et ouvert. Le lien entre ce que nous sommes et la place que nous occupons se distend. Cette liberté de se déplacer offre des possibilités, mais elle fait aussi perdre un repère stable.
À l’époque moderne, l’individu est en principe libre de choisir sa place. On n’est plus assigné à la naissance. Mais cette liberté s’accompagne d’une responsabilité : chacun doit se définir lui-même.
Aujourd’hui, cette logique s’accélère. Les identités et les rôles se multiplient, ce qui crée autant de possibilités que de pressions. Les injonctions à « trouver sa place », à « bien l’habiter » ou à en changer se font de plus en plus fortes.
C’est précisément là que le malaise s’installe. Dans la réalité, tout le monde n’a pas les mêmes moyens de choisir. Et même quand on peut choisir, cela ne suffit pas toujours à se sentir légitime. Le texte souligne un point essentiel : se sentir à sa place, c’est avant tout ressentir une cohérence entre les différentes sphères de son existence.
Quand cette cohérence manque, le doute apparaît. On peut avoir une position reconnue socialement et pourtant ne pas s’y sentir à sa place. Dans ce cas, ce n’est pas la place elle-même qui pose problème, mais le décalage entre ce que l’on vit et ce que l’on est.
L’article montre aussi un changement de logique. Avant, il s’agissait de s’inscrire dans une place donnée. Aujourd’hui, il s’agit de se définir soi-même à travers elle. Cela nous tire dans deux directions : soit se fondre dans un groupe pour être reconnu, soit affirmer sa singularité pour exister.
Face à cette tension, le dossier propose une piste plus apaisante. Certains philosophes suggèrent de ne plus chercher une place parfaite et fixe, mais d’apprendre à se déplacer. Il faut accepter que la place ne soit pas un acquis, mais quelque chose qui évolue et se construit dans le temps.
Ce que je retiens de cet article, c’est ce changement de regard. Le sentiment de ne pas être à sa place n’est pas forcément un problème à corriger d’urgence. C’est souvent le signe d’un ajustement en cours, dans un monde où les repères sont devenus plus ouverts, mais aussi plus exigeants.
Et nous poursuivons la question de la juste place, mais à l’échelle d’une relation.
Voir sa vie autrement (4/5)
Nous poursuivons la lecture de Voir sa vie autrement.

Au cours des deux dernières semaines, nous avons exploré une relation sous deux angles différents.
Nous avons d’abord observé comment les activités et les motivations permettaient d’éclairer ce qui se jouait dans cette relation.
Puis nous avons regardé comment cette même relation entrait en contact avec nos valeurs et avec l’image que nous avons de nous-mêmes.
Cette semaine, nous allons découvrir la troisième et dernière technique proposée par Stoecklin.
(Pour les nouveaux et les nouvelles, le lien vers les anciennes newsletters est tout en bas.)
Une fois de plus, je vous conseille de prendre au moins un quart d’heure pour faire cet exercice.
Et on poursuit la relation investiguée depuis deux semaines.
Cette troisième et dernière technique consiste à vous demander en quoi la relation seert de médiateur entre vos activités et vos valeurs.
Pour rappel, les activités c’est ce que nous faisons concrètement (faire du sport, aller au cinéma, trier, lire, faire du café…) et les valeurs ce sont les principes et normes relevant de la morale auxquels on se réfère (l’amitié, le courage, l’héroïsme, la générosité…).
La relation devient alors un terrain d’observation privilégié pour voir si les deux vont dans le même sens ou non.
Étape 1
Pour cette troisième technique, récupérez la liste des activités et des valeurs que vous aviez trouvées.
Exemple
Albert reprend ses notes.
Du côté des activités, il avait noté :
- les repas de famille ;
- les échanges autour de leur mère ;
- les randonnées qu’ils faisaient autrefois ;
- les appels qu’il évite désormais ;
- les services qu’il rend régulièrement à sa sœur.
Du côté des valeurs, il avait identifié :
- la loyauté ;
- l’entraide ;
- l’autonomie ;
- l’authenticité ;
- le respect mutuel.
Étape 2
En quoi la relation sert-elle de médiateur entre elles ?
Exemple
Albert essaie maintenant de comprendre comment sa relation avec sa sœur fait le lien entre ses activités et ses valeurs.
Il remarque que certaines de ses valeurs prennent forme à travers des activités très concrètes. Sa valeur d’entraide s’exprime lorsqu’il aide sa sœur dans certaines démarches.
Sa valeur de loyauté s’exprime lorsqu’il participe aux repas de famille même lorsqu’il préférerait parfois rester chez lui.
Il remarque également que sa valeur d’authenticité s’exprime beaucoup moins qu’avant. Leurs échanges sont devenus très pratiques et il évite souvent les sujets qui pourraient créer un désaccord.
Petit à petit, il comprend que la relation est le lieu où ses valeurs deviennent visibles à travers ses actes.
Étape 3
Est-ce fluide ou y a-t-il une contradiction ?
Exemple
Albert observe maintenant si ce qu’il fait dans cette relation correspond réellement à ce qui compte pour lui. Certaines situations lui paraissent fluides. Lorsqu’il aide ponctuellement sa sœur, il a le sentiment d’être cohérent avec lui-même. Son activité est en accord avec sa valeur d’entraide.
Mais il découvre aussi plusieurs contradictions. Lorsqu’il accepte systématiquement toutes les demandes, il a l’impression d’être fidèle à sa valeur d’entraide, mais il néglige son besoin d’autonomie. Lorsqu’il évite certains appels pour préserver son énergie, il protège son autonomie, mais il a le sentiment de manquer à sa loyauté familiale.
Il réalise alors que la tension qu’il ressent depuis longtemps n’est pas seulement liée à sa sœur. Elle apparaît chaque fois que certaines de ses activités lui permettent d’exprimer une valeur tout en l’éloignant d’une autre.
Étape 4
Que pourriez-vous changer pour améliorer la situation ?
Exemple
Albert comprend qu’il n’a pas forcément besoin de changer ses valeurs. Ce sont peut-être certaines activités qui méritent d’être ajustées.
Par exemple :
- continuer à aider sa sœur, mais dans des limites qu’il choisit lui-même ;
- reprendre de temps en temps une activité agréable avec elle, comme une promenade ou un café ;
- exprimer plus clairement ce qu’il est prêt à faire ou non ;
- créer davantage de moments où il peut être sincère sans craindre le conflit.
Il réalise peu à peu qu’il cherche moins à devenir un meilleur frère qu’à trouver des activités qui lui permettent d’incarner ses valeurs de façon plus équilibrée.
Le problème n’est alors plus seulement la relation avec sa sœur. Il devient aussi une question d’ajustement entre ce qu’il fait concrètement et ce qui compte réellement pour lui.
Voilà pour la troisième et dernière technique d’investigation des relations proposée par Stoecklin.
En utilisant ces 3 techniques, vous apprenez à voir la relation que vous analysez comme éclairant d’autres dimensions de votre vie, et éclairée par ces autres dimensions. Des pistes d’améliorations peuvent alors surgir de cette vision plus large.
La semaine prochaine, nous verrons comment ces différentes dimensions peuvent être assemblées dans ce qu’il appelle le « kaléidoscope de l’expérience », qui constitue le cœur de sa méthode. Voir mieux, voir différemment, c’est aussi le thème de la citation qui suit.
Citation : haïku de l’espoir
Je vous livre brut un haïku de Mizuta Masahide (1657-1723), samouraï et poète japonais.
La grange a brulé -
Maintenant,
je peux voir la lune
Je vous souhaite une bonne semaine, et puissiez-vous apercevoir la nouvelle lune, sans qu’une partie de vos biens n’ait à périr dans un incendie !
Fabrice Nowak, somatothérapeute à Montpellier
(ce que j’accompagne le plus ces derniers temps : les épreuves de vie non digérées, les deuils anciens comme récents et l’anxiété généralisée)
Carnet d’avancement des lectures matinales
Les cinq invitations : p. 260/402
De chair et d’âme : p. 149/247
Agir et penser comme Jésus : p. 241/283
Mon corps au pays des merveilles : p. 414/463
Comment peut-on être zen ? : p. 95/210
Et j’ajoute un nouveau livre à mes lectures matinales : Je savourerai la vie jusqu’à mon dernier souffle, du Pr Rhee Kun Hoo : p. 31/324

Mon site : fabricenowak.fr
Pour les rendez-vous à Montpellier : https://calendly.com/fabrice-nwk
Facebook : https://www.facebook.com/AllonsMieuxAutrement/
Instagram : https://www.instagram.com/fabrice.nowak_therapeute/
Pour s’abonner à la newsletter : https://fabricenowak.tinypages.co/newsletter
Les archives des newsletters : https://fabricenowak.tinypages.co/blog