Pleine lune il y eut #34
Dans cette newsletter #34
Les saisons du corps
Brèves de scienté
J’ai lu : « Philosopher en mystique, Histoire de la pensée iranienne »
Mangez des…
Chers vous,
Je termine avec cette édition mon cycle d’intros numérologiques (pour les nouvelles et nouveaux, je mettais depuis 8 semaines en lien le chiffre de ma newletter avec les caractéristiques numérologie de ce nombre).
34 nous amène 3+4 = 7, le chiffre de l’esprit, du mystère, de l’introspection, de la vérité…
C’est effectivement une édition assez cérébrale, mais le dossier sur la philosophie iranienne fait justement le pont entre ces 4 idées.
Je l’aurais voulu que je n’aurais pas pu !
Bonne lecture à vous !
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Les saisons du corps
🌕 Mazette, où avais-je donc la tête pour oublier de vous prévenir de la pleine lune d’hier soir ? Fort heureusement, il y en aura d’autres !
☯️ Continuons un peu notre parcours selon les saisons énergétiques, pour vous recommander pendant 2 bons mois de manger des poires (ça ressemble à du Chirac…) Car en médecine traditionnelle chinoise, la poire est LE fruit de l’automne. Elle permet d’humidifier le Poumon, qui est très sensible à la Sécheresse en automne et combat les mucosités.

Aussi, je vous conseille une compote de poire, que vous pouvez faire en grande quantité et consommer tiède, pour le goûter tout au long de l’automne pour soutenir le Poumon.
On peut renforcer cet effet en ajoutant un peu de cannelle (pas la maxi dose, sinon c’est l’effet inverse) et un peu de gingembre frais. Il vaut mieux en mettre un peu moins qu’un peu trop : c’est juste un petit coup de pouce pour le soutien des Poumons.
Mais en cas de gorge subitement très sèche, d’une grande soif, d’une toux sèche, vous pouvez la prendre crue : elle aura un effet plus humidifiant.
🏔️ Nous sommes toujours dans la période du pancréas, en Tibetan Pulsing. Je vous remets la mudra de la période :

Et pour la pratique précise et plus de renseignements, j’ai créé cet espace gratuit en ligne :
Brèves de scienté
C’est la science, c’est la santé… c’est la scienté ! Voici quelques découvertes récentes.
Le syndrome des ovaires polykystiques change de nom
Le syndrome des ovaires polykystiques s’appelle désormais syndrome métabolique ovario-polykystique (SMOP). Ce nouveau nom reflète mieux la réalité : il ne s’agit pas seulement d’un problème des ovaires, mais d’un trouble hormonal et métabolique pouvant aussi toucher le poids, la glycémie, la peau ou encore la santé mentale.
Les spécialistes espèrent que cette nouvelle définition permettra un diagnostic plus précoce et une meilleure prise en charge d’une maladie qui reste encore souvent méconnue.
Référence : Teede H.J. et al. Polyendocrine metabolic ovarian syndrome, the new name for polycystic ovary syndrome: a multistep global consensus process. The Lancet, 2026. DOI : 10.1016/S0140-6736(26)00717-8.
Hypertension : certains seniors très fragiles peuvent alléger leur traitement
Une étude française montre que, chez des personnes de plus de 80 ans vivant en EHPAD, il est parfois possible de réduire progressivement le traitement contre l’hypertension sans augmenter le risque de décès ni d’événements cardiovasculaires, à condition que cela soit réalisé sous étroite surveillance médicale.
Ces résultats renforcent l’idée qu’avec l’âge, la bonne dose de médicament n’est pas toujours la même tout au long de la vie et qu’une réévaluation régulière des traitements peut être bénéfique.
Référence : Benetos A. et al. Deprescribing Antihypertensive Medications in Frail Older Adults. New England Journal of Medicine, 2025. DOI : 10.1056/NEJMoa2508157.
Et si une aide simple soulageait l’intestin irritable ?
Une étude clinique italienne suggère qu’une supplémentation de quatre semaines associant du GABA et un extrait de mélisse pourrait améliorer les symptômes du syndrome de l’intestin irritable. Près de deux patients sur trois ont rapporté une amélioration significative de leur qualité de vie, contre un sur trois sous placebo.
Ces résultats sont encourageants, mais ils devront être confirmés par des études plus vastes avant de pouvoir recommander cette approche.
Référence : Effects of γ-Aminobutyric Acid (GABA) Supplementation on Symptoms, Quality of Life, Intestinal Permeability, Systemic Inflammation and Gut Microbiota in Patients with IBS-D: A Randomized, Double-Blind, Placebo-Controlled, Crossover Pilot Study. Nutrients, 2026.
Réparer le cartilage
Dans Pleine Vie d’octobre 2026, j’ai découvert deux pistes pour réparer le cartilage abîmé par l’arthrose. La première consiste à injecter des cellules prélevées dans la graisse du patient ; la seconde utilise de petits fragments de son cartilage, mélangés à son plasma.
Ces techniques visent à soulager la douleur et, chez certains patients, à repousser la pose d’une prothèse. Elles sont encore en cours d’évaluation : on ne sait pas à quel point elles réparent le cartilage, ni combien de temps leur effet dure.
https://orthoinfo.aaos.org/en/treatment/stem-cells-in-orthopaedics/
Opère-t-on trop les épaules et les genoux ?
Deux articles parus dans les derniers Santé Magazine et Pleine Vie rappellent que certaines opérations de l’épaule ou du genou sont pratiquées avant que les autres possibilités aient été pleinement explorées.
Selon la HAS, deux patients sur trois opérés d’une rupture de la coiffe des rotateurs n’avaient pas reçu auparavant le traitement recommandé, tandis que la chirurgie n’a pas démontré son intérêt pour les tendinopathies sans rupture.
Rééducation, activité physique adaptée, traitements contre la douleur, infiltrations, perte de poids ou genouillère peuvent pourtant soulager l’épaule ou le genou et parfois éviter ou retarder l’opération.
La chirurgie garde sa place, notamment pour certaines ruptures traumatiques ou une arthrose très avancée, après une évaluation globale de la situation.
J’ai lu : « Philosopher en mystique, Histoire de la pensée iranienne »
J’ai lu dans le Philosophie Magazine de mai 2026 un article consacré à la philosophie iranienne, par le philosophe Michel Eltchaninoff.

À une époque où l’Iran est souvent réduit à son régime politique ou aux conflits du Moyen-Orient, il est intéressant de rappeler que ce pays est aussi l’héritier d’une des plus anciennes civilisations du monde et d’une tradition philosophique et spirituelle qui s’est développée pendant plus de mille ans.
Les idées qui suivent ne sont pas toutes propres à l’Iran. On retrouve des intuitions proches chez les Grecs, les mystiques chrétiens ou certaines traditions orientales. Ce qui rend cette philosophie originale, c’est la manière dont elle réunit la raison, la poésie, la spiritualité et la transformation personnelle en une seule démarche. Mon parcours de littéraire qui atterrit dans le développement personnel et les thérapies dites alternatives, tout en ayant un intérêt pour l’épistémologie s’y retrouve bien !
Voici les cinq idées que j’en retiens.
1. La philosophie est un chemin de transformation intérieure
Pour beaucoup de penseurs iraniens, philosopher ne consiste pas seulement à construire un système d’idées. Le véritable but est de transformer celui qui pense. Une réflexion qui ne change pas notre manière de vivre reste incomplète. La connaissance n’est pas une fin en soi : elle est un chemin qui conduit à une transformation intérieure.
Moi-même qui lis beaucoup, et vous partage régulièrement mes lectures, je me demande parfois s’il n’y a pas un décalage entre tout ce temps passé à lire et ce que j’en fais réellement dans ma vie.
2. La raison, la mystique et la poésie avancent ensemble
Dans cette tradition, il n’existe pas de frontière nette entre le philosophe, le mystique et le poète. La raison garde toute sa place, mais elle ne suffit pas à elle seule. La poésie exprime ce que les concepts ne peuvent pas dire, tandis que la vie spirituelle donne une réalité vécue à la réflexion philosophique. Ces trois dimensions se complètent au lieu de s’opposer.
Un contrepoids à l’idée que tout ce qui mérite d’être connu devrait pouvoir être établi par la preuve…
3. L’imagination est une véritable faculté de connaissance
C’est sans doute l’idée la plus originale de cette tradition. Pour nous, l’imagination évoque souvent les rêves ou les inventions de l’esprit. Les philosophes iraniens lui donnent un tout autre rôle. Ils pensent qu’elle permet d’accéder à un « monde imaginal », situé entre le monde matériel et le monde purement spirituel. L’imagination devient ainsi une manière de connaître le réel, et pas seulement de fabriquer des histoires.
Là, je retrouve les grands enjeux du dialogue entre la littérature, le réel et la connaissance, entre les études littéraires et les sciences sociales.
4. Le philosophe est un voyageur du monde intelligible
Les ouvrages de ces penseurs sont souvent présentés comme des récits de voyage. Mais il ne s’agit pas d’un voyage géographique. Le philosophe explore progressivement un monde intelligible, c’est-à-dire une réalité plus profonde que celle perçue par les sens. Penser devient une manière d’apprendre à voir autrement, en découvrant peu à peu différents niveaux de réalité.
Me revient un ouvrage qui a beaucoup compté pour moi : Jeanine Fontaine, Médecin des trois corps, où une cartésienne, médecin, accepte de se décentrer et d’explorer d’autres traditions médicales, notamment les guérisseurs philippins.

D’ailleurs, cela fait aussi écho avec un ouvrage que je viens de commencer : Ce que les peuples racines ont à nous dire : De la santé des hommes et de la santé du monde de Frederika Van Ingen. Très intéressant pour l’instant !
5. Chercher Dieu, c’est aussi se transformer soi-même
Pour ces philosophes, la recherche de Dieu ne passe pas seulement par la foi ou l’obéissance à des règles religieuses. Elle suppose une transformation intérieure de la personne. Plus l’être humain développe sa sagesse, son regard et sa vie spirituelle, plus il devient capable de percevoir le divin. La philosophie est donc à la fois une quête de vérité et un chemin de conversion personnelle.
Cela me rappelle un principe très ancien au cœur de ma pratique : beaucoup de phénomènes sont à double sens. Par exemple, je suis heureux donc je souris, mais aussi je souris donc je suis heureux.
Autrement dit, lorsqu'un phénomène fonctionne dans les deux sens, on n'est pas obligé d'attendre que le premier se produise pour agir sur le second.
Ici, il ne s’agit plus forcément d’attendre une révélation pour se transformer : se transformer petit à petit peut aussi nous rendre plus disponibles à une révélation.
Et vous, une révélation parmi ces cinq idées ? Ou on attend encore un peu ? 😉
C’est cadeau : Mangez des…
Je n’ai pas pu résister…

Cette newsletter fut assez dense, j’espère qu’elle aura été roborative sans être indigeste ! Dans le pire des cas, prenez une petite poire 😉 La boucle est bouclée.
Bonne semaine à vous,
Fabrice Nowak, somatothérapeute à Montpellier
(ce que j’accompagne le plus ces derniers temps : les épreuves de vie non digérées, les deuils anciens comme récents et l’anxiété généralisée)
PS Je suis dans le montage de mes vidéos pour mes formations sur la migraine. J’ai hâte que les premièr‧es d’entre vous puissent découvrir ça !
Carnet d’avancement des lectures matinales
Commentaires sur la vie : p. 147/1191.
Ce que les peuples racines ont à nous dire : 47/357.
Avoir le courage de vieillir : p.33/217.
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