Neuroplasticité, Neuroplantes et Neuro-pas de côté
Dans cette newsletter #16
Les saisons du corps
La neuroplasticité : comment l’activer
7 plantes pour soutenir le mental
Voir sa vie autrement (1/5)
Bonjour à toutes et à tous,
En guise de non-introduction, je vous indique simplement que c’est la newsletter 16, et que 1 +6=7. Mais qu’en faire ? Je l’ignore.
Bonne lecture !
Les saisons du corps
🌕 Pleine lune prévue pour dimanche prochain, vers 10h. On est sur la deuxième pleine lune du mois, qu’on appelle « lune bleue », ce qui arrive environ tous les deux à trois ans. Et ce sera la plus petite des pleines lunes de 2026, ce qui n’a pas non plus de grand impact pour nous.
Pour éviter de répéter les mêmes conseils autour des nouvelles et pleines lunes, j’ai créé sur mon blog une page qui recense les conseils donnés pour les saisons du corps.
Et je mettrai dans cette newsletter les nouveaux conseils, quand il y en aura : on ne peut pas réinventer la roue tous les 28 jours !
En tous les cas, comme la pleine lune n’a lieu que dans une semaine, pour celles et ceux qui sont curieux‧ses de comment accompagner le fait de vieillir par l’énergétique avec une routine à faire le jour de la pleine lune, je mets ici la référence du livre que je consulte, de la docteure Nadia Volf, acupunctrice : Nourrir sa force de vie.
6 choses à savoir sur la neuroplasticité
J’ai trouvé très intéressant un article, « 6 choses à savoir sur la neuroplasticité », dans le numéro 429 du magazine Top Santé du mois de juin 2026, écrit par la journaliste Stéphanie Paichelier. Je vous en fais un petit résumé, car sharing is caring !
***
La neuroplasticité, c’est la capacité du cerveau à changer toute la vie. Ainsi, rien de nos habitudes, ni de nos émotions, ni de nos réactions n’est figé.
Ce que nous vivons dans notre corps, dans notre mental, dans notre quotidien, laisse des traces dans le cerveau. Et ces traces peuvent évoluer. Aussi, chaque action (bouger, apprendre, se reposer, ressentir, répéter) participe à notre équilibre global.
Voici 6 clés simples pour comprendre comment notre cerveau se transforme au fil du temps, et comment nos choix de vie peuvent soutenir ce mouvement.
Comme un muscle, le cerveau se transforme quand on l’entraîne
Le cerveau change quand on l’utilise. Apprendre, changer ses habitudes ou vivre des expériences crée de nouvelles connexions. Si on n’utilise pas certaines connexions, elles disparaissent.Il n’y a pas d’âge pour apprendre
Beaucoup de gens pensent que passé un certain âge, les dés sont jetés. La neuroplasticité dit le contraire. On perd des neurones avec l’âge, mais ce n’est pas le plus important. Le cerveau peut toujours créer de nouvelles connexions : ces connexions compensent la quantité de neurones. Même âgé‧e, on peut encore apprendre. L’état d’esprit compte beaucoup : la croyance limitante d’être trop vieux/vieille pour changer est finalement le pire ennemi.L’enthousiasme aide à apprendre
L’intérêt et le plaisir renforcent les connexions. On apprend mieux quand on est motivé‧e ou curieux‧se. L’émotion joue un rôle clé dans la mémoire. On le sait d’instinct : on retient mieux une conversation qui nous a animés qu’une liste apprise par obligation.Bouger, dormir, bien manger
Le mode de vie influence le cerveau. Le sport, le sommeil, une bonne alimentation et le calme intérieur aident à créer et garder de bonnes connexions.Une réserve cognitive protège le cerveau
Plus on stimule son cerveau (travail, relations, activités), plus il devient solide. C’est comme un filet : plus il y a de nœuds, moins le fait que l’un d’entre eux se casse pose problème. Aussi, il est bon d’accumuler des expériences (intellectuelles, professionnelles, sociales, artistiques, physiques) tout au long de sa vie pour s’aider sur le long terme à mieux résister au vieillissement et aux maladies.La répétition transforme le cerveau
Ce qu’on répète s’ancre. Les bonnes habitudes renforcent le cerveau, les mauvaises aussi. Changer demande du temps, mais avec de la régularité, de nouveaux circuits se créent.
***
Aussi, la lecture régulière de cette newsletter est sans aucun doute un facteur de neuroplasticité, alors n’hésitez pas à la partager aux gens que vous appréciez 💐
En parlant de neuroplasticité, la traversée du livre que je vous proposerai après le prochain article est un outil parfait pour la stimuler ! (et le fait de l’annoncer en avance est déjà une manière d’activer votre neuroplasticité 😉). Mais avant, faisons un détour par quelques plantes qui peuvent chouchouter notre cerveau.
7 plantes pour soutenir le mental

Je vous fais ici un résumé pratico-pratique du livre Neuroplantes, de la psychiatre Marine Colombel, qui avait déjà écrit un livre très intéressant sur la rumination mentale.
Elle fait dans ce nouvel ouvrage l’inventaire des plantes qui ont montré le plus de preuves scientifiques pour soutenir la santé mentale. Et je le rappelle, elle est psychiatre.
Personnellement, j’ai trouvé particulièrement utiles la liste des associations avec d’autres plantes et celle des contre-indications (je n’y fais pas si souvent attention personnellement, c’est une bonne piqûre de rappel !)
Je vous transcris l’essentiel sur les 7 plantes (en bonus, elle évoque d’autres plantes connues, mais dont les études ne sont pas encore assez poussées selon elle) et je vous renvoie au livre si vous souhaitez approfondir.
1. Le safran pour l’humeur
Peut aider dans les états de tristesse légère à modérée (pas en cas de dépression sévère). Il agit sur certains neurotransmetteurs liés à l’humeur.
Posologie : 30 mg/jour, en 1 ou 2 prises, au repas
Durée de la cure : 6 à 8 semaines minimum, effets après 2 à 4 semaines
Moment de la prise : le soir au repas, ou matin + soir si bonne tolérance
Précautions :
- déconseillé : grossesse, allaitement, enfants
- contre-indiqué : troubles bipolaires
- prudence avec antidépresseurs, risque sérotoninergiquePlantes / nutriments à associer :
- rhodiole
- mélisse
- passiflore
- curcumaPlantes à éviter :
-millepertuis
-griffonia
-valériane
2. La rhodiole pour le stress
Plante adaptogéne, c'est-à-dire qu’elle aide le corps à mieux gérer les périodes de pression ou de fatigue mentale.
Posologie :
- 100–200 mg/jour : prévention du stress
- 200–400 mg/jour : stress marqué, début d’épuisement
Durée de la cure : 4 à 6 semaines, avec pause de 1 à 2 semaines avant reprise si besoin
Moment de la prise :
- matin ou début d’après-midi
- jamais le soir
- à jeun ou 30 min avant le repas
Précautions :
- déconseillé : grossesse, allaitement, enfants
- prudence si traitement au long cours : antidépresseurs, régulateurs de l’humeur
Plantes / nutriments à associer :
- ginseng
- ashwagandha
- magnésiumPlantes à éviter : prudence avec stimulants ou toniques puissants
3. La valériane pour le sommeil
Favorise l’endormissement. Utile quand le mental tourne trop le soir.
Posologie : 600 mg/jour
Durée de la cure : 2 à 6 semaines minimum, effet notable après plusieurs jours
Moment de la prise : 30 à 60 min avant le coucher
Précautions :
- déconseillé : grossesse, allaitement, enfants ;
- éviter association avec somnifères ou alcool.Plantes à éviter :
- guarana,
- thé vert à forte dose
- autres excitants naturels
4. L’ashwagandha pour l’anxiété de fond
Autre adaptogène. Elle soutient le système nerveux sur la durée.
Posologie : 250–500 mg/jour pour s’y adapter, puis 500–1000 mg/jour en 2 prises.
Durée de la cure : 6 à 8 semaines, avec pause de 2 semaines si répétée
Moment de la prise :
- pour un effet relaxant : le soir avant le coucher
- pour un effet tonique : matin et/ou début d’après-midiPrécautions :
- commencer à demi-dose pour tester la tolérance
- déconseillé : allaitement, enfants
- contre-indiqué : grossesse, troubles thyroïdiens non stabilisés, insuffisance hépatique.Plantes à éviter :
- valériane
- kava-kava
- plantes hypoglycémiantes
5. Le bacopa pour la mémoire
Utilisée pour la concentration et les fonctions cognitives. Effet progressif.
Posologie : 300–500 mg/jour, en 1 ou 2 prises
Durée de la cure : 8 à 12 semaines, renouvelable avec pause de 1 à 2 semaines
Moment de la prise : matin ou midi, avec un repas contenant un peu de gras
Précautions :
- déconseillé grossesse, allaitement, enfants
- prudence avec traitements thyroïdiens
- prudence avec médicaments cholinergiques ou anticholinergiques
- prudence en cas de maladies digestives inflammatoiresPlantes à éviter : éviter associations avec plantes cholinergiques sans avis médical
6. La cannelle de Ceylan pour les envies de sucre
Aide à stabiliser la glycémie. Intéressant quand le stress pousse à grignoter.
Posologie :
1–2 g/jour en poudre
ou 200–500 mg/jour en gélules
Durée de la cure : usage ponctuel ou cure courte selon les besoins
Moment de la prise :
- matin pour réguler l’appétit
- fin d’après-midi ou début de soirée pour les envies de sucrePrécautions :
- contre-indiqué ulcère gastrique actif, maladie hépatique, anticoagulants sans avis médical
- déconseillé : grossesse, allaitement, enfants
- privilégier la cannelle de Ceylan plutôt que cassiaPlantes / nutriments à associer :
- rhodiole
- fenugrec
- mélissePlantes à éviter : stimulants forts, plantes anticoagulantes à forte dose
7. Le curcuma pour l’inflammation
Agit sur la micro-inflammation, parfois liée aux troubles de l’humeur. Neuroprotecteur, soutien du foie.
Posologie : 250–1000 mg/jour de curcuminoïdes
Durée de la cure : 4 à 12 semaines
Moment de la prise : pendant un repas gras, en deux prises
Précautions :
- contre-indiqué : pathologie digestive, obstruction biliaire, maladie du foie, ulcères
- prudence avec les anticoagulants ou antiagrégants
- déconseillé grossesse, allaitement, enfants, traitement anticancéreux ou immunosuppresseurPlantes / nutriments à associer :
- thé vert
- ashwagandha
- romarinPlantes à éviter :
- plantes fluidifiantes du sang
- kava, consoude
- fortes doses de gingembre ou poivre noir
Et voilà, je vous invite à envoyer cette petite liste à des connaissances qui sont adeptes des compléments alimentaires : elle les aidera à choisir en conscience et à éviter certains pièges.
Voir sa vie autrement (1/5)
Je vous embarque pour 5 semaines dans la lecture d’un livre qui n’est plus édité et qu’on trouve assez difficilement.
C’est l’ouvrage d’un sociologue et qui ne ressemble à aucun autre livre de développement personnel dans la mesure où il a inventé à partir de ses propres travaux académiques de sociologie un outil pour aider chacun‧e à réfléchir à sa propre vie.
Il s’agit de Voir sa vie autrement, Le kaléidoscope de l’expérience de Daniel Stoecklin aux éditions Jouvence.

C’est une méthode pour réfléchir à sa vie, faire un pas de côté, prendre du recul. Elle a été testée sur des publics en grande précarité, puisque l’auteur, professeur de sociologie et spécialiste des droits de l’enfant, a longtemps travaillé avec des ONG dans le monde entier pour les enfants en situation difficile. Sa vision de la sociologie est d’être une discipline qui doit avoir une fonction sociale réelle et non pas juste théorique.
Sa méthode du changement de regard se fonde sur deux propositions inventives de sa part :
Une typologie des cinq dimensions universelles de l’expérience humaine :
les activités : ce que nous faisons concrètement (faire du sport, aller au cinéma, trier, lire, faire du café…)
les relations : les interactions avec des êtres vivants capables de réagir activement avec nous.
les valeurs : les principes et normes relevant de la morale auxquels on se réfère (l’amitié, le courage, l’héroïsme, la générosité…)
les images de soi : les représentations qu’on a de soi-même (beau/belle, bête, généreux‧se, calme, ouvert‧e d’esprit, habile, loyal‧e…)
les motivations : les raisons de faire ou ne pas faire quelque chose (on peut arrêter de fumer pour des raisons économiques, pour préserver sa santé, pour plaire à une personne…)
Tout ce qui fait une partie de l’expérience humaine appartient à une de ces catégories.
Une manière de les assembler ensemble, que je vous expliciterai en 5e semaine, et qui montre une dynamique systémique entre elles.
Pour la traversée de ce livre, je vous invite à choisir de faire ce travail pour investiguer une relation que vous avez avec quelqu’un, une relation passée ou présente.
On pourrait faire le travail sur les autres dimensions, mais pour des raisons de simplicité, je me concentre sur les relations et ensuite, dans 5 semaines, je vous expliquerai comment le faire avec toutes les autres dimensions.
C’est typiquement le genre d’exercice que j’aime proposer en fin de séance, pour prolonger ce qui s’est passé dans le corps. Libérer le corps, c’est souvent ouvrir une porte : de nouvelles idées émergent, des représentations bougent. Ce livre donne une méthodologie cadrée pour accueillir ce mouvement et lui donner une forme consciente.
Prenez donc le temps de choisir cette relation et on démarre la semaine prochaine !
Cette newsletter a tourné autour d’une seule idée, finalement : rien n’est figé. Ni le cerveau, ni le corps, ni la façon dont on voit ce qu’on a vécu. Plutôt que de le forcer par la volonté, mieux vaut créer les conditions pour le faire advenir, à travers différentes approches complémentaires.
À la semaine prochaine,
Fabrice Nowak, somatothérapeute à Montpellier
(ce que j’accompagne le plus ces derniers temps : les épreuves de vie non digérées, les deuils anciens comme récents et l’anxiété généralisée)
PS Le cabinet ferme ses portes jusqu’au 11, puisque je prends quelques vacances.
Carnet d’avancement des lectures matinales
Les cinq invitations : p. 226/402
De chair et d’âme : p. 123/247
Agir et penser comme Jésus : p. 195/283
Mon corps au pays des merveilles : p. 366/463
Comment peut-on être zen ? : p.69/210
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