Hara, Marche, Kaléidoscope #20
Dans cette newsletter #20
Les saisons du corps
Quelques découvertes sur la marche
Voir sa vie autrement (5/5)
Chères toutes et chers tous,
La chaleur bat son plein : puisse cette lecture vous apporter un vent de fraîcheur !
Les saisons du corps
☀️ C’est aujourd’hui le solstice d’été. Pour la santé, pas de grande découverte à ma connaissance. Néanmoins, le calendrier du Tibetan Pulsing commence dès le lendemain, alors au travail !
🤲🏼 Nous démarrons donc notre cycle d’un an avec les mudras du Tibetan Pulsing (TP, pour aller plus vite). Quelle émotion !
Aussi, en TP, du 22 juin au 6 juillet, le hara est mis à l’honneur. Le hara est cette zone située à 3 ou 4 travers de doigt sous le nombril, que les traditions asiatiques considèrent comme une zone clé du corps humain. C’est notre réservoir d’énergie et le départ de toute action instinctive. C’est le contrepoids du mental. Développer le hara, c’est développer son ancrage.
La mudra associée se pratique assis‧e de préférence. Joignez le bout des doigts des mains, au niveau du cœur, chaque doigt touchant son homologue de l’autre main. Pendant 5 minutes, mettez votre présence dans le hara, quelques centimètres sous le nombril.
Au bout de 5 minutes, reposez les mains sur les genoux ou allongez-vous, et restez pendant quelques minutes en contact avec toutes les sensations qui se présentent à vous.

Je vous invite à faire cette mudra quotidiennement, de préférence le matin pour commencer votre journée. Bonne pratique !
Quelques découvertes sur la marche

Le dossier de juin 2026 du magazine Sciences et Avenir était consacré à la marche. Beaucoup de choses ont déjà été dites sur cette activité, dont on sait qu’elle est très bonne pour la santé. Aussi, je ne m’attendais pas à grand-chose en le parcourant. Et pourtant, quelques informations m’ont étonné. Je vous les partage.
Marcher longtemps d’un seul bloc semble plus bénéfique que marcher « par petits bouts »
Une étude citée dans le dossier montre que marcher plus de 15 minutes d’affilée réduit davantage la mortalité que de faire le même nombre de pas dispersés dans la journée.
Il y a donc un effet « session » de la marche, pas seulement un effet « nombre de pas ».
La descente est très intéressante pour les muscles et les os
Le dossier explique que marcher en descente agit comme un travail de résistance. Les muscles amortissent le poids du corps à chaque pas.
Cela stimule davantage :
- la force musculaire,
- la régénération osseuse,
- les articulations.
C’est une idée assez contre-intuitive parce qu’on pense que seule la montée demande un effort, et que la descente c’est du repos
Marcher sur terrain irrégulier stimule le cerveau
Quand on marche sur des chemins, des pentes ou des surfaces variées, le corps travaille en permanence :
- l’équilibre,
- la proprioception,
- l’orientation dans l’espace.
Le cerveau reçoit continuellement des informations venant des muscles, des tendons, de la vision et du tonus postural. Marcher est alors une forme de stimulation neurologique douce.
Marcher plus de 100 minutes par jour réduit fortement le risque de douleurs chroniques du dos
Une étude norvégienne sur plus de 10 000 personnes montre qu’au-delà de 100 minutes quotidiennes, le risque de lombalgie chronique baisse de 23 %. Et selon les chercheurs, la durée compte plus que l’intensité. Mais 100 minutes, c’est difficile à implémenter dans nos vies, on est d’accord !
Marcher 10 minutes après un repas réduit les pics de glycémie
Le dossier cite une étude japonaise montrant qu’une courte marche après manger aide déjà à mieux réguler le sucre sanguin. Là c’est plus simple que les 100 minutes.
La « bonne vitesse » de marche est celle où l’on peut encore parler… mais moins facilement
Les chercheurs donnent un repère très concret : on doit encore pouvoir parler, mais avoir un léger essoufflement qui rend les longues conversations plus difficiles. C’est une manière simple de définir une intensité utile pour la santé.
Les marcheurs rapides ont moins de cancers du poumon
Le dossier cite des travaux montrant que les personnes qui marchent vite ont un risque de cancer du poumon environ 40 % plus faible que les marcheurs lents. Même si cela ne supprime évidemment pas les effets du tabac.
On peut être sportif… et malgré tout sédentaire
Le dossier insiste sur une distinction importante : faire du sport ne suffit pas forcément à compenser le fait de rester assis toute la journée. Ils rappellent qu’il faudrait énormément d’activité physique pour neutraliser complètement les effets de la sédentarité.
La marche est décrite comme un « activateur physiologique »
Un chercheur explique que l’être humain a évolué comme marcheur. Marcher remet donc en route de nombreux mécanismes protecteurs naturels du corps. La marche serait donc une fonction biologique fondamentale.
Alors mettons-nous en marche (ceci n’est en aucun cas un message de sympathie pour un certain mouvement politique de 2017 !)
Voir sa vie autrement (5/5)
Nous arrivons donc à la fin de notre lecture de Voir sa vie autrement
(pour les nouvelles lectrices et nouveaux lecteurs, je vous invite à regarder dans les archives, tout en bas.)

Pour rappel, l’auteur a montré comment tout ce qui se passe dans notre vie peut être apporté sous cinq dimensions et comment ces cinq dimensions s’influent les unes les autres.
Il a pour cela créé une méthode qui permet d’explorer de manière systématique ses relations. Pour notre part, nous avons au cours des dernières semaines mis le focus sur les relations et regardé comment on pouvait les regarder sous d’autres angles. Or, ce que nous avons fait là, avec les trois techniques, nous pouvons le faire pour chacune des dimensions.
Il y a, rappelez-vous, trois techniques. Pour les utiliser, il suffit de savoir dans quel ordre placer toutes ces dimensions. Or, c’est simple : on les met sur un cercle, un peu comme sur l’illustration du livre.
On place donc sur un cercle : les activités, les relations, les valeurs, les images de soi, les motivations, et on en revient aux activités.
La première technique est la technique rétrospective. On se demande comment les deux dimensions précédentes ont influencé ce qu’on veut étudier.
La deuxième technique est prospective. On se demande comment ce qu’on veut étudier influence les deux dimensions suivantes.
Enfin, la dernière technique peut être dite transitionnelle ou médiatrice. On se demande comment la situation qu’on étudie fait le lien entre la précédente et la suivante.
Je vous donne donc un dernier exemple. Imaginons que quelqu’un s’interroge sa timidité‧ Il va classer sa timidité dans les images qu’il a de lui.
Il va, dans un premier temps, se demander comment les valeurs qui sont les siennes rentrent en contact avec cette image de timidité. Est-ce qu’elles sous-tendent cette timidité ? Est-ce qu’elles sont en contradiction ? Il va aussi se demander comment les relations qu’il entretient avec les gens nourrissent cette timidité et ses valeurs.
Deuxième technique : perspective. Il va se demander en quoi cette image de timide joue sur ce qui le motive et en quoi ça influence les activités qu’il a dans sa propre vie.
Enfin, technique de médiation : il se demandera comment l’image qu’il a de lui fait le lien entre ses valeurs et ce qui le motive à faire des choses dans la vie.
À chacune de ces étapes, il se demandera si c’est plutôt aidant ou limitant et surtout s’il y a quelque chose à changer. Après avoir étudié sa timidité sous tous les angles, il sera peut-être en mesure de changer concrètement quelque chose qu’il n’avait jamais pensé.
Voilà donc, pour cette méthode originale du kaléidoscope de l’expérience. J’espère que vous aurez joué le jeu. N’hésitez pas à me faire part de vos expériences. Et la semaine prochaine, nous entamons une nouvelle série !
Je vous souhaite un bon début d’été, et à la semaine prochaine !
Fabrice Nowak, somatothérapeute à Montpellier
(ce que j’accompagne le plus ces derniers temps : les épreuves de vie non digérées, les deuils anciens comme récents et l’anxiété généralisée)
PS Je travaille sur un projet pour les praticiens bien-être, un projet que j’avais en tête depuis longtemps et que l’IA me permet enfin de bâtir. Quelques nouvelles la semaine prochaine, si c’est bien avancé !
Carnet d’avancement des lectures matinales
Les cinq invitations : p. 283/402
De chair et d’âme : p. 149/247Agir et penser comme Jésus : p. 283/283 : fini ! La fiche est pour bientôt
Mon corps au pays des merveilles : p. 460/463 : la fin est proche !
Comment peut-on être zen ? : p. 95/210
Je savourerai la vie jusqu’à mon dernier souffle, du Pr Rhee Kun Hoo : p. 63/324
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