Rituel du soir, GPS obsolète, Santé dynamique et Changement d'heure sous contrôle

Dans cette newsletter #7 :

  • Le massage du soir qui dit à votre corps : « Tu peux lâcher »

  • Pourquoi celles et ceux qui n’ont pas de plan n’échouent pas forcément

  • Citation : Une vision de la santé hors des normes rigides

  • Dimanche prochain : ne subissez pas le changement d’heure


Bonjour à toutes et à tous

J’espère que vous avez profité de la nouvelle lune pour vous alléger un peu et avez commencé votre stock de peaux de mandarine. Comme la question m’a été posée : il s’agit bien des mandarines, et pas des clémentines.

Dans le milieu du développement personnel et de la santé, on parle beaucoup de lâcher-prise. Cette semaine, je vous propose trois façons concrètes de le vivre : avec votre ventre, en questionnant une croyance sur les objectifs de vie et en adoptant un autre regard sur la santé.

Et pour ne pas rester que dans la théorie, nous verrons comment appliquer cette souplesse au changement d’heure de dimanche prochain.


Le massage du soir qui dit à votre corps : « Tu peux lâcher »

J’ai terminé L’Art invisible de la guérison de Nadia Volf. Elle y propose un exercice simple de massage du ventre à faire 5 à 10 minutes, couché·e dans son lit le soir, pour dissoudre certains nœuds émotionnels.

Voici comment le pratiquer :

  1. Vous vous allongez sur le dos, jambes fléchies avec les pieds à plat et les genoux vers le plafond, pour relâcher la paroi abdominale.

  2. Vous posez la main droite sur le ventre et commencez à tracer de petits cercles, dans le sens des aiguilles d’une montre autour du nombril, en approfondissant progressivement la pression.

  3. Quand vous rencontrez certaines zones tendues, restez dessus. C’est là que le corps a stocké des émotions. Elles peuvent dater de la journée (une conversation difficile, une fatigue accumulée) ou de bien plus loin.

  4. Respirez profondément et, même si c’est bizarre, envoyez un sourire intérieur vers cet endroit. Le corps reconnaît ce signal. Quelque chose se détend, souvent imperceptiblement d’abord.

Vous pouvez pratiquer cet exercice 5 à 10 minutes tous les soirs. Vous n’êtes pas obligé·e de le faire à vie, mais je vous invite à le faire systématiquement quelques semaines, jusqu’à ce que vous sentiez que globalement votre ventre est détendu. Ensuite, vous pourrez le faire par cures d’une semaine, régulièrement.

On pense souvent qu’il faut attendre un « moment calme » idéal pour ce genre d’exercice. Bonne nouvelle : ce moment calme existe déjà, c’est ce soir, dans votre lit, après avoir éteint la lumière.

Si vous pensez que quelqu’un autour de vous aurait besoin de ce rituel, vous pouvez lui transférer cet email.

La semaine prochaine, pour poursuivre ce travail, je vous ferai une petite synthèse de psychosomatique énergétique chinoise.


Pourquoi celles et ceux qui n’ont pas de plan n’échouent pas forcément

Combien de fois avez-vous réorganisé vos priorités, reformulé vos intentions en mode « loi de l’attraction », affiné votre « vision » pour savoir à quoi vous voulez que votre vie ressemble, et senti malgré tout que c’était beaucoup d’effort pour pas grand-chose ? Peut-être que le problème n’est pas le manque d’objectifs clairs. Peut-être que c’est le contraire.

Un article de la revue Cerveau & Psycho de février 2026, par Yves-Alexandre Thalmann, a attiré mon attention, tant il va à contre-courant de certaines idées reçues. J’ai beaucoup aimé le soulagement qu’il procure vis-à-vis de la tyrannie des objectifs.

Il est en effet devenu un lieu commun de penser que les gens qui ont des objectifs de vie vont « plus loin » et réussissent mieux. C’est la métaphore cliché du GPS : il ne peut pas vous indiquer un chemin, et encore moins le plus optimisé, si vous n’avez pas mis la destination finale.

L’article explique que ce lieu commun se base sur une étude qui n’est qu’une légende urbaine : on raconte qu’à l’université Yale, des étudiant·e·s qui avaient écrit leurs objectifs auraient beaucoup mieux réussi que les autres. Pourtant, quand on cherche la trace de cette étude, on ne la trouve pas dans les archives scientifiques.

Or, la culture des objectifs peut rapidement se montrer néfaste. Les buts très précis posent parfois des problèmes concrets :

  • Quand on se concentre trop sur un objectif, on devient aveugle à d’autres choses importantes.

  • On prend plus de risques.

  • On oublie de s’adapter quand la situation change.

Une chercheuse, Saras Sarasvathy, a proposé une autre manière d’agir, appelée « effectuation ». Au lieu de fixer un but très rigide, on part de ce que l’on a déjà sous la main et on avance pas à pas. On regarde ses ressources, ses compétences et les occasions qui apparaissent, puis on ajuste sa direction en cours de route.

Elle a montré que dans le monde de l’entreprise, cette approche surpassait les business plans rigides et artificiels.

Ce que j’observe en cabinet va dans le même sens. La rigidité dans la manière d’imaginer son parcours vers le mieux-être (« je dois être guéri·e en 3 séances », « ça devrait se passer comme ça ») est un facteur majeur d’abandon de la thérapie. Elle précipite le découragement.

Il ne s’agit pas de s’empêcher d’avoir des objectifs, en thérapie comme dans la vie. Mais une fois notre destination rentrée dans votre GPS, autorisons-nous à bifurquer, à nous arrêter avant si une solution convenable apparaît sur le bord du chemin, à prendre quelqu’un en stop, à conduire en laissant par moment le hasard nous guider et nous faire faire des découvertes inattendues…

Et vous, oseriez-vous conduire votre vie en vous faisant confiance aux hasards, aux rencontres et aux envies du moment ?

📝 Micro-action de la semaine :
La prochaine fois que vous devrez prendre une décision ou fixer un objectif, posez une main sur votre ventre avant de choisir. Demandez-vous : « Est-ce que cette direction crée une tension ou un espace ? » Fiez-vous à cette sensation physique plutôt qu’à la seule logique pure.


Citation : Une vision de la santé hors des normes rigides

Je vous partage une citation d’un écrivain que j’aime beaucoup. Il a amené en France une technique appelée Seitai, qui cherche à stimuler les forces de santé singulières que chacun·e possède, en s’écartant des modèles et des normes trop rigides. Une manière de lâcher-prise vis-à-vis de sa propre santé.

« La santé est avant tout un dynamisme avec lequel l’organisme réagit contre les conditions anormales et récupère l’équilibre tout naturellement, sans effort. Ce dynamisme n’est pas le résultat d’un apport extérieur. Il existe à l’origine chez tous les hommes. Il s’agit seulement de ne pas le démolir avec des interventions trop artificielles et de le laisser se développer selon le cours naturel de chaque individu.

Il y a donc deux conceptions toutes différentes l’une de l’autre : celle qui consiste, selon des critères rigidement adoptés, à se conformer aux normes objectives, et celle du seitai qui, dans le respect de la vitesse d’évolution biologique, stimule et développe ce dynamisme afin de pouvoir maintenir le maximum de souplesse au cours de la vie de chacun. […]

Il ne s’agit donc pas de rouler sur les rails avec une vitesse constante, mais de naviguer à travers des hauts et des bas, sans se fatiguer. La santé est un état dynamique qui nous permet cette navigation qui assure un équilibre souple. »

Ce que cet auteur décrit, je le vois à l’œuvre dans chaque accompagnement. Les personnes qui progressent ne sont pas celles qui ont l’image la plus précise de leur chemin pour aller mieux : ce sont celles qui acceptent de ne pas savoir exactement à quoi il ressemblera.

La semaine prochaine, je vous révèle qui a écrit ces lignes.


Dimanche prochain, ne subissez pas le changement d’heure

Vous venez de lire comment être souple avec votre corps et vos objectifs. Dimanche, le calendrier nous impose un changement de rythme. C’est l’occasion idéale de tester cette souplesse, non pas en la subissant, mais en l’accompagnant.

Le changement d’heure qui nous attend est une petite mise à l’épreuve pour l’organisme. Je vous invite donc à le traiter comme un petit jet-lag.

Dès cette semaine, vous pouvez vous lever chaque jour une dizaine de minutes plus tôt, pour décaler progressivement votre réveil d’une heure. Ainsi, dimanche prochain, vous serez déjà calé·e, sans attente brutale.

Pour vous aider, 2 à 3 jours avant dimanche, prenez de la mélatonine (1 mg à 2 mg) 1h à 1h30 avant votre heure habituelle de coucher. Poursuivez ensuite pendant 5 jours, en la prenant un quart d’heure avant votre nouveau coucher.

Voici un exemple concret (sur une base de coucher 23h / lever 7h) :

  • Lundi 23 mars : Réveil à 6h50.

  • Mardi 24 mars : Réveil à 6h40.

  • Mercredi 25 mars : Réveil à 6h30.

  • Jeudi 26 mars : Réveil à 6h20. Mélatonine à 20h30-21h.

  • Vendredi 27 mars : Réveil à 6h10. Mélatonine à 20h30-21h.

  • Samedi 28 mars : Réveil à 6h00. Mélatonine à 20h30-21h.

  • ☀️ Dimanche 29 mars : Réveil à 7h (nouvelle heure). Mélatonine à 22h45.

  • Lundi à jeudi : Réveil à 7h. Mélatonine à 22h45.

J’espère que ce petit plan d’action vous aidera à traverser ce cap en douceur !


La semaine prochaine, comme notre printemps est arrivé, je vous proposerai de poursuivre le travail du foie, qu’on avait abordé de manière énergétique, mais en version plus physique maintenant.

Bonne semaine à vous !

Fabrice Nowak, somatothérapeute à Montpellier
(Ce que j’accompagne le plus ces derniers temps : les épreuves de vie non digérées, les deuils anciens comme récents et l’anxiété généralisée)

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